Formalités pour un voyage au Kenya

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en octobre 2020

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Formalités pour un voyage au Kenya

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Vous projetez de faire un voyage touristique au Kenya. Ce pays d’Afrique dont la capitale est Nairobi se situe à environ 11 h 30 de vol de Paris.

Vous trouverez dans cette fiche pratique les formalités pour un voyage au Kenya.

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1. Munissez-vous des documents requis pour un voyage au Kenya

Pour pouvoir séjourner au Kenya, un certain nombre de documents administratifs sont requis.

Pour entrer sur le territoire

Vous devez être en possession d’un passeport valide 6 mois après l'entrée dans le pays.

Vous devez obtenir un visa de tourisme, d’une durée de 3 mois. Il peut éventuellement être prolongé de 3 mois supplémentaires auprès du service de l’Immigration. Le coût de cette formalité est de 2 200 shillings kenyans (environ 20 €). Il s'obtient :

  • en ligne, dans un délai de 7 jours ouvrés après émission du paiement, à partir du site eVisa ;
    • remplissez le formulaire de renseignement ;
    • mettez une photo d’identité numérisée ;
    • réglez 51 US$ ( environ 48 €) par carte bancaire ;
  • ou auprès des services consulaires de l'ambassade du Kenya à Paris, dans un délai de 3 jours à 2 semaines, après remise des documents suivants :
    • votre passeport ;
    • une photo d'identité ;
    • une copie de votre billet d'avion ou une attestation de voyage de l’agence avec le règlement.

Pour voyager avec des enfants

Les mineurs, quel que soit leur âge, doivent avoir un passeport individuel.

Depuis le 1er février 2016, le Kenya a décidé de dispenser de visa les enfants de moins de 16 ans accompagnant leurs parents pour un séjour touristique. Les autorités de l’Immigration se contentent d’apposer un tampon d’entrée sur leur passeport.

Depuis le 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents. Il suffit qu’un parent titulaire de l’autorité parentale complète le formulaire Cerfa n° 15646 et joigne une photocopie de sa pièce d’identité.

Pour conduire une voiture

Le réseau routier est très irrégulièrement entretenu et la conduite dangereuse. Pour votre sécurité, ne roulez jamais la nuit.

Dans les parcs et réserves, la circulation n’est autorisée que de 6 h à 18 h. La vitesse y est limitée à 25 km/h. Il est interdit de descendre de son véhicule.

Pour conduire ou louer une voiture, vous devez être âgé de 23 à 70 ans. Le permis de conduire français suffit, mais comme le Kenya est un pays anglophone, il est conseillé d'être en possession d’un permis international. Vous pouvez obtenir celui-ci gratuitement auprès de la préfecture de votre domicile.

Pour en savoir plus

Pour obtenir toutes informations utiles, prenez contact avec :

  • L'ambassade du Kenya à Paris, 3, rue Freycinet, 75116 Paris. Tél. : 01 56 62 25 25. Ouverture des services consulaires de 10 h à 12 h et de 15 h à 16 h, du lundi au vendredi. Courriel : [email protected] Site Web : http://www.kenyaembassyparis.org
  • L'office de tourisme. Il n'y a pas de local ouvert au public mais des renseignements sont donnés par téléphone (01 53 25 12 07) ou courriel : [email protected]
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2. Respectez les formalités douanières

Il existe deux langues officielles au Kenya : l'anglais et le swahili (kiswahili).

Les moyens de paiement et devises

La monnaie nationale est le shilling kenyan (KES), dont le cours estimé est de 1 € = 110,37 KES (au 17 février 2017).

Pour vos paiements dans les grandes villes et les lieux touristiques (hôtels, lodges, réserves, etc.), vous pouvez utiliser des cartes de crédit internationales. Vous trouverez des distributeurs de billets (Visa, Eurocard, Mastercard) à Nairobi et Mombasa, mais aussi dans des villes plus petites et les centres commerciaux.

Les opérations de change sont possibles dans les banques, les bureaux de change (Forex), les hôtels et les lodges.

Ce qu'il est possible de rapporter en France

Concernant le tabac et l'alcool, la loi vous oblige à vous limiter à votre consommation personnelle. Les quantités maximales sont les suivantes :

  • Pour le tabac
    • 200 cigarettes,
    • ou 100 cigarillos (d'un poids maximum de 3 g chacun),
    • ou 50 cigares,
    • ou 250 g de tabac à fumer (tabac à rouler et autres tabacs).
  • Pour l'alcool
    • 4 L de vin (non mousseux) ;
    • 16 L de bière ;
    • 1 L d'alcool ou boissons alcoolisées titrant plus de 22°, ou 2 L d'alcool ou boissons alcoolisées à 22° ou moins, ou 1 L d'alcool éthylique non dénaturé à 80° et plus, ou un assortiment proportionnel de ces catégories.
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3. Prenez certaines précautions pour voyager au Kenya

Certains éléments doivent être connus et pris en compte pour que votre voyage au Kenya se déroule au mieux.

La sécurité

Les conditions de sécurité permettent d'aller dans les principaux parcs naturels (Masai Mara, Tsavo, Amboseli, etc.) sans problème – ils sont généralement considérés comme sûrs –, ainsi que dans les zones balnéaires du sud du pays.

La criminalité au Kenya est l’une des plus élevées d’Afrique : vols à la tire, violence en cas de résistance, agressions en voiture (carjacking) et cambriolages. Soyez vigilant, notamment dans les centres urbains (Nairobi, Kisumu, Mombasa) ainsi que sur la côte et dans les régions touristiques.

Le ministère des Affaires étrangères français recommande de :

  • rester toujours attentif, en particulier dans la foule où les pickpockets sont nombreux ;
  • éviter les quartiers isolés ou réputés dangereux (Eastleigh à Nairobi notamment) ;
  • proscrire le port de bijoux et le transport d’objets de valeur ;
  • éviter d'avoir sur soi des grosses sommes d’argent ou des cartes de crédit ;
  • ne pas se déplacer à pied de nuit ;
  • circuler en taxi ou en voiture avec les vitres systématiquement fermées et les portières verrouillées.

Par ailleurs, il relève une menace terroriste significative sur tout le pays.

À cause des risques d’enlèvement, certaines zones sont à éviter complètement :

  • la région frontalière avec la Somalie est formellement déconseillée, jusqu’à 100 km à l’intérieur du Kenya, incluant les localités de Mandera, Buite, El Wak, Dif, Liboi, Garissa et Dabaab (toute cette zone est placée en zone rouge, y compris la ville de Garissa et la route menant jusqu'à Dadaab) ;
  •  la partie continentale du comté de Lamu est également formellement déconseillée, en raison des opérations militaires conduites par l’armée et la police kényanes pour empêcher les infiltrations en provenance de Somalie ;
  •  le nord de la ligne Kitale/Archers’ Post/Garissa est à proscrire, à l’exception des réserves nationales de Shaba, Buffalo Springs et Samburu.

Signaler son voyage

Vous pouvez vous inscrire gratuitement auprès du ministère des Affaires étrangères sur le programme Ariane. Une fois vos données saisies :

  • vous recevez des recommandations de sécurité par courriels si la situation dans le pays le justifie ;
  • vous êtes contacté en cas de crise au Kenya ;
  • la personne contact que vous avez désignée peut également être prévenue en cas de besoin.

Les us et coutumes à connaître

75 % des croyants sont de religion chrétienne et 10 % sont musulmans (surtout sur la côte, région de Lamu),  2 % hindouistes. La ville de Lamu est majoritairement musulmane, les femmes portent des vêtements couvrants et un voile qui leur cache une partie du visage.

En pays masaï, photographier quelqu'un n’est possible qu’après autorisation. Demandez aux guides : les Masaï réclament, en général, d'être payés pour chaque photo d'eux (jusqu'à 100-200 shillings kenyans la photo).

Le pourboire fait partie de la tradition au Kenya. Il n’est jamais inclus dans la note et correspond en général à 10 % du montant de la facture.

  • Pour un guide, donnez entre 7 et 10 € par jour et par personne.
  • Pour les chauffeurs, à la fin d'un safari, comptez entre 3 et 5 € par jour et par voyageur.

La santé

L'infrastructure sanitaire est dans l'ensemble satisfaisante, surtout à Nairobi et à Mombasa.

Les vaccinations suivantes sont recommandées : diphtérie, tétanos et poliomyélite, hépatites A et B, et éventuellement rage et méningites à méningocoque A et C. Il n’y a pas de vaccination obligatoire si vous venez d'Europe, mais le vaccin contre la fièvre jaune et un traitement antipaludéen sont fortement conseillés.

Le paludisme est présent dans tout le pays, dès lors qu'on est en dessous de 1 500 m (à part le Tsavo, les parcs nationaux et les réserves sont situés à des altitudes voisines ou supérieures).

En dehors des régions côtières, la prise de traitement préventif n'est pas indispensable, à condition d’appliquer une bonne protection antimoustique (répulsifs, moustiquaires imprégnées et vêtements couvrants). Pour les séjours sur la côte de l'océan Indien, le traitement préventif recommandé est atovaquone-proguanil (Malarone® ou l'un de ses génériques), doxycycline ou méfloquine (Lariam®).

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Le risque alimentaire 

Appliquez les précautions d’usage :

  • ne buvez pas l'eau du robinet ;
  • évitez les glaçons ;
  • pelez les fruits ;
  • privilégiez les aliments cuits ;
  • lavez-vous soigneusement les mains avant chaque repas.

En cas de problème, contactez l’ambassade de France à Nairobi (une permanence téléphonique est assurée 24 h/24) : Barclays Plaza Tower, 15th floor, Loita street, Nairobi. Tél. : +254 20 277 8000 (en dehors des heures d’ouverture des bureaux : +254 73 368 2231. Site Web : www.ambafrance-ke.org